Toi, mon obscure.




Avec les loups sur mes lèvres,
loups noirs qui cherchent vague,
le temps de devenir ligne brute
ou exil de ta silencieuse obscurité,
je veux renouer avec ton ombre,
avec mes lèvres trempées de toi,

je veux perdre ma vie et mon âme 

en embrassant ton seul prénom,

prénom binaire, prénom béni,

je veux mouiller mes yeux de tes larmes,

le temps de devenir marche

ou titre de ton argileuse élégance, 


les yeux fermés, ton décolleté 

rond tel un glacier ou un fruit,

avec ma peau, ma peau qui entrouvre 

la tienne dans un silence second  

ou dans l’ éternel premier instant,

je palpite au milieu du silence contenu 

                      dans ton silence.

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