Le silence de 2026.
J’ écris en 2026 pour évoquer les années 1973 et 1959.
Je me confonds en cachettes et en chocs sourds, en borborygmes grotesques soufflés devant les fenêtres.
J’étais un autre qui n’ a pas survécu, qui a laissé une poignée de cendres sans couleur et sans odeur sur la table du salon.
J’étais un autre qui n’ a pas survécu, qui a laissé une poignée de cendres sans couleur et sans odeur sur la table du salon.
On dénombrait tant de créatures derrière la porte,
qui demandaient des choses qu’ elles ne pourraient jamais obtenir,
qui regardaient en des endroits oú les regards étaient interdits
Moi, je marchais sur des trottoirs mouvants, suivi pas à pas par un peloton de grenouilles catatoniques,
je poursuivais les fils blancs de l’ acier dans les escaliers, pour les rendre à leurs pères, pour les rendre au vide ambiant.
Quand je voulus crier, rien ne sortit de ma bouche si ce n’ est le crayon abasourdi des adresses égarées
rien ne sortit !
rien ne pouvait sortir !
Mais j’ entendais si fort !
Si fort, si désespérément fort !!
Mes oreilles étaient mes sentinelles dévouées.
Quelques autres des absurdes journées de cet été là sont restées gravées dans ma mémoire. Je me souviens de tant de choses que mon présent en brûle comme une chandelle.
A écouter chanter les mille voiles du voyage, que le vent me pardonne, je ne partirais plus, je ne viendrais plus à sa rencontre, je ne serais plus là.
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